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dimanche 20 septembre 2015

GRAND PRIX DE GAIRAULT

Cela avait beau être ma huitième participation, le déroulement et le résultat de la course ont été particulièrement inattendus.

La veille pourtant je n’envisageais pas encore de participer à cette course à laquelle je viens pourtant en voisin et se déroulant dans le magnifique cadre de la colline de Gairaut offrant une vue superbe sur la ville de Nice, le conseiller départemental du canton ne donnera d’ailleurs pas dans la demi-mesure en qualifiant le panorama de plus belle vue du monde. On peut croire ce monsieur, il s’y connait, c’est un élu. (1)

Notons cependant que c’est après la course ou à l’échauffement que nous prenons le temps de regarder le paysage en longeant le Canal de Gairault ou la magnifique cascade devant laquelle nous passons à deux reprises.

Huit participations déjà, la première en 2001 en plus d’une heure (pour 12,6 kilomètres) et la dernière en 2012. C’est l’édition de 2010 qui sera la plus faussement disputé en terminant par un vrai-faux sprint d’anthologie avec mon ami Patrick Mottard.

Auréolé depuis la veille du challenge Convivialitat, organisé par mon club Courir à Peillon, et que je remportais pour la première fois après trois saisons au sein d’un groupe que je co-entraîne depuis un an, c’est avec un esprit de performance de lendemain de soirée que j’appréhendais la course sans prétendre à autre chose que d’y faire ma sortie longue dominicale.

Pourtant rien ne s’y passe comme prévu, et dans le bon sens du terme.

La première montée vers l’Aire Saint Michel se fait avec une facilité dont je suis le premier surpris, tant le dimanche précèdent un gros coup de fatigue m’avait contraint à réduire ma sortie d’endurance de la moitié de sa durée.

Après avoir longé le Canal et terminé la première boucle, un bref coup d’œil vers mes poursuivants à la faveur d’un long virage me permet d’observer que si mon avance sur eux est confortable elle ne leur est pas insurmontable et la deuxième ascension sera déterminante, d’autant qu’il s’agit d’un petit groupe et certains d’entre eux tenteront d’accélérer pour se départager avant l’arrivée.

Un spectateur s’occupant à compter les coureurs m’annonce à la treizième place.

Treizième ! Les podiums étant fait sur le classement général puis par catégorie (d’âge) sans qu’il y ait de cumul, le calcul est simple. Trois premiers, trois séniors au moins devant moi, je sais qu’il y a une féminine, deux de ma catégorie (V1 pour les habitués, quadras pour les profanes), cela fait 3+3+1+2=9. Pour peu qu’il y ait d’autres séniors ou des coureurs d’autres catégorie, en étant treizième je peux très bien être le troisième quadra !

Raison de plus pour relancer toujours et encore, non seulement pour distancer le quatorzième, mais aussi pour tenter de revenir sur le douzième, dont je ne sais pas encore que c’est un de mes collègues de club.

La deuxième boucle du parcours restera toujours avec cette motivation, et mon classement ne bougera pas jusqu’à la ligne d’arrivée après cinquante-huit minutes de course.    
Quant à mes calculs, ils étaient fondés, et je me classe troisième de ma catégorie !

Plus fort encore, les deux autres représentants de Courir à Peillon présents à la course, montent sur le podium. Giacomo deuxième « V2 » (quinquagénaire) et Jean-Robert deuxième « V4 » (septuagénaire et plus).

Et le quatorzième ? Après nous être serrés la main à l’arrivée, il m’avouera m’avoir toujours eu en ligne de mire sans jamais réussir à revenir sur moi. Seulement quatorze secondes nous séparent !

La cascade de Gairault



(1) Lauriano AZINHEIRINHA, conseiller départemental du 6e canton des Alpes-Maritimes et Adjoint de territoire au conseil municipal de Nice

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