BIENVENUE SUR MON BLOG

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samedi 19 août 2017

SOUVENIR D'UNE VILLE

Une ville aux formes insensées,
Aux couleurs multipliées,
Une cathédrale inachevée,
Des guitares enchantées,
Un marathon échoué,
Un bar à tapas où je l'ai rencontré,
Sur les Ramblas, un long baiser.

Barcelone, ensanglantée







mercredi 16 août 2017

RENDEZ-VOUS, AURIBEAU-SUR-SIAGNE

Les éditions Valrose seront sous les étoiles dimanche 20 août à l'occasion d'une nocturne de 17 à 22 heures, dans la cour de l'ancienne école Léon Mallet.

Avec Coralie Folloni et Manon Vermersch, venez nombreux nous retrouver avec l'ensemble de nos ouvrages.



mardi 15 août 2017

LA PASSION D’UN COMPAGNON

Ma semaine de villégiature dans l’ouest, outre les agapes nuptiales et autre festivité d’anniversaire, fut l’occasion d’une visite de la maison nantaise des compagnons du devoir et du tour de France, guidé par Clément, l’un de mes jeunes neveux qui y apprend la menuiserie.

Jusqu’à présent, je ne connaissais de cette maison que son célèbre clocher tors dominant la ville de Nantes.

C’est au XIIe siècle que le compagnonage fut créé, dans le but de loger les ouvriers des grands chantiers, lesquels transmettaient leur savoir aux plus jeunes. Seuls les métiers du bâtiment étaient par conséquents représentés, ce n’est que très récemment que les compagnons ont élargis leur accueil aux autres apprentis, notamment les boulangers.

Chaque jeune, après sa journée d’apprentissage chez un maître compagnon rejoint la maison où il loge et reçoit des cours théoriques. A l’issue de sa formation, le jeune fera son tour de France où il séjournera dans deux villes par an afin parfaire sa connaissance du métier.

A l’occasion de la visite de la maison nantaise, Clément évoqua avec passion son métier, et nous fit découvrir les différentes œuvres de compagnons, chaque pièce est travaillée avec le plus grand soin et un beaucoup de talent.

La maison en elle-même a été aménagé par les hôtes, offrant ainsi un réfectoire évoquant plus la salle commune de Poudlard qu’une cantine d’internat.

L’apothéose étant la bibliothéque ayant nécessité deux années de travail pour parvenir à un résultat époustouflant. Une table ronde en bois massif orne au milieu de la pièce, le symbole de chaque métier y est sculpté. Sur les chaises on peut voir des hermines bretonnes ou le navire symbolisant la ville de Nantes.

Plus d’une heure durant, Clément fut un guide passionnant et passionné pour ses cousins, oncles et tantes, répondant sans relâche à nos questions.



Pour en savoir plus, le site de l'association en cliquant  

La maison et son clocher tors



















D'autres photos (plus pro) en cliquant ici

dimanche 30 juillet 2017

BELLA CORSICA

Cela faisait longtemps que j’en avais envie sans avoir eu l’occasion de concrétiser le projet et c’était donc la première fois que je mettais un pied sur l’île de beauté.

Dimanche, je retrouvais un groupe de randonneurs avec qui j’allais partager une semaine de treck.
Afin de bien commencer, nous nous arrêtons sur une plage du Golfe de Sagone pour une première baignade avant de rejoindre notre hôtel à Guagno les bains. Le groupe de quatorze marcheurs et deux accompagnateurs se découvre et très vite la convivialité et la sympathie domine.

Lundi matin, première randonnée dans la vallée des deux Sorru et les villages de Poggiolo, Orto et Soccia. Les marches ne sont pas acharnées mais ponctués de pauses baignades dans les rivières de montagne, l’eau et un peu fraîche il est vrai mais elle fait du bien tant la température de l’air est élevée.
Julien, le guide, est un passionné de l’île, ses montagnes, ses rivières, ses sentiers et nous fait volontiers partagé son enthousiasme non sans succès. Ici un fumoir à châtaigne, là des bruyères arborescentes, des arbousiers, tantôt un brin d’histoire. Il est intarissable.

Mardi c’est sur un chemin de tradition pastorale que nous marchons, croisant vaches et troupeau de chèvres sur le sentier nous conduisant à la Chapelle Sant’Eliseu, culminant à 1 500 mètres d’altitude, avant de redescendre vers le lac de Creno, seul lac boisé de Corse, bordé de nénuphars.
Changement de décor ensuite en rejoignant roches et rivières.
C’est à proximité d’une bergerie que nous pique-niquons mais la pause digestive sera aussi brève que le ciel est menaçant. Fort heureusement, les capes de pluie resteront au fond des sacs et les coupe-vent ne seront sortis que pour la forme.

La marche suivante, entre Soccia et Letia Saint-Roch sera ponctué par un cours d’histoire corse lié à celle de Pascal Paoli, personnage emblématique du dix-huitième siècle qui écrira l’une des premières constitutions au monde.

C’est déjà la fin de la première partie du séjour, et laissons derrière nous les paysages époustouflant du maquis, ses forêts, rivières, montagnes, pâturages.

Après une pause bistrot dans le village d’Evisa, nous rejoignons la côte et le Golfe de Porto. Le décor est bien différent sur cette route où nous croisons quelques cochons en liberté.

L’invasion génoise du onzième siècle est très présente où de nombreuses tours d’observations dominent encore la côte. Jeudi, nous rejoignons le Capu Rossu pour rejoindre à pied la Tour de Turghiu. Pour ce faire nous traversons les calanches de Piana et ses roches d’origine volcanique aux formes et couleurs insolites.

Le retour de la marche du jour sera marqué par une petite erreur de trajectoire, je tairais le nom de la responsable par respect de l’omerta locale traditionnelle, d’autant que le détour n’a rallongé que de sept hectomètres à peine si j’en crois les données de ma montre satellitaire. Néanmoins, le prétexte fut pris pour se remettre de ses émotions avec un mojito sur un bar de plage quelques heures plus tard.

C’est déjà le dernier jour !

C’est par une promenade en bateau que nous achevons notre circuit. Au départ de Porto, nous faisons une brève escale au port de Girolata, ancien fief de Barbe Rousse, puis nous longeons la magnifique réserve naturelle de Scandola, classée ainsi en 1975, près de deux mille hectares entre terre et mer rendu entièrement à l’état sauvage et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Avant de nous quitter, une dernière marche dans les callanches de Pina pour l’apothéose du décor, pour clôturer une semaine de rêve, moins de deux kilomètres pour la parade.

Et comme il faut bien se quitter, nous nous embrassons après un dernier pot et l’échange des adresses de messagerie. Sans larmes mais avec le souvenir d’une semaine que je n’ai pas vu passé.

De retour à Ajaccio, je passe la dernière soirée avec quelques amis du groupe encore sur place, j’écris deux cartes postales et bois une dernière Pietra.


C’est certain, mon premier séjour ne sera pas le dernier !